Souveraineté et intégrité territoriale
La République, son territoire et l'autorité de l'État ne sont pas négociables. La violence armée ne doit jamais être un raccourci vers le pouvoir.
Appel du 16 août 2026
Patriotique sans être partisane. Critique sans être déstabilisatrice. Indépendante sans être indifférente.
Lancement
Nos activités
Rencontres, consultations, prises de position : le travail engagé au lendemain du 31 août 2026.
12 octobre 2026
8 octobre 2026
7 octobre 2026
L'origine
Le 16 août 2026, Jean-Jacques Lumumba et Carbone Beni publient une tribune sur la crise congolaise. Elle ne se contente pas de constater : elle appelle la société civile à se coaliser.
Nous appelons à la constitution d'une Alliance Citoyenne pour la Patrie. Une convergence nationale capable de réunir mouvements citoyens, organisations de la société civile, lanceurs d'alerte, chercheurs, universitaires, femmes, jeunes, associations de victimes, organisations professionnelles, acteurs culturels, Églises, diaspora et personnalités indépendantes. Tribune du 16 août 2026, Kinshasa
L'appel du 16 août parlait d'une « Alliance Citoyenne pour la Patrie ». La Charte adoptée à Kinshasa a retenu la dénomination Alliance Citoyenne pour la Patrie, en sigle AP (article 1).
La sortie officielle du 31 août n'est pas la création d'une organisation de plus. C'est la matérialisation de cet appel.
Notre position
Lorsque le pouvoir défend la souveraineté, l'intégrité territoriale et l'intérêt national, nous devons savoir le soutenir.
Lorsqu'il s'éloigne des exigences de justice, de compétence, de redevabilité et d'État de droit, nous devons savoir l'interpeller.
Ni les armes, ni la manipulation, ni la désinformation, ni les agendas étrangers, ni l'opportunisme qui place la conquête du pouvoir au-dessus de la Patrie.
Nos priorités
Ils ne sont pas cinq thèmes juxtaposés. Ce sont les cinq engagements formulés dans la tribune, dans leur ordre.
La République, son territoire et l'autorité de l'État ne sont pas négociables. La violence armée ne doit jamais être un raccourci vers le pouvoir.
Faire des prochaines échéances un rendez-vous démocratique normal, jamais le point de départ d'une nouvelle crise nationale.
Une bataille nationale contre le tribalisme, le régionalisme, les discours de haine et la manipulation identitaire.
Protéger les ressources stratégiques, valoriser les actifs récupérés, exiger la transparence des grands contrats.
Les victimes reconnues, les crimes documentés, les responsabilités établies, les réparations rendues effectives.
Rester en contact
coalition.acp@gmail.com
Adhésions, presse, partenariats
WhatsApp+243 89 05 98 388
Secrétariat — écrire directement
Espace CEPAS, Gombe
Avenue Père Boka, Kinshasa — 31 août 2026
Elle ne demandera à aucune organisation de renoncer à son identité. Elle lui proposera de mettre en commun une partie de sa force lorsque l'intérêt national l'exige.
Qui sommes-nous
L'Alliance Citoyenne pour la Patrie est une convergence nationale de la société civile congolaise. Elle est née d'un constat formulé publiquement le 16 août 2026 : la société civile ne manque ni d'organisations, ni de personnalités, ni d'intelligence, ni de courage — elle manque de convergence.
Pendant que le pouvoir dispose de ses regroupements et que les oppositions construisent leurs coalitions, la société civile continue trop souvent d'avancer en ordre dispersé. Ce vide devait être comblé.
Documenter avant d'accuser. Proposer avant de condamner.Tribune du 16 août 2026
Contrôler ceux qui gouvernent. Interpeller ceux qui aspirent à gouverner. Défendre l'intégrité territoriale. Suivre les grands accords engageant l'avenir du pays. Défendre notre souveraineté économique. Combattre le tribalisme et la manipulation. Porter les droits et la mémoire des victimes. Contribuer à l'éveil patriotique de la jeunesse. Mener un plaidoyer national et international.
Quatre exclusions posées dès l'appel fondateur. Elles ne sont pas rhétoriques : elles doivent rester vérifiables dans chacun de nos actes.
Notre parole
« Nous vous soutiendrons lorsque vous défendrez la République, sa souveraineté, son intégrité territoriale et l'intérêt national ; mais nous resterons libres de vous demander des comptes et de dénoncer la corruption, l'injustice, l'inefficacité, le clientélisme, la médiocrité et toute dérive contraire à l'État de droit. »
« Nous défendrons votre droit à contester et soutiendrons vos revendications lorsqu'elles sont justes ; mais nous ne suivrons ni les armes, ni la manipulation, ni la désinformation, ni les agendas étrangers, ni l'opportunisme qui place la conquête du pouvoir au-dessus de la Patrie. »
« Nous voulons travailler avec le monde, mais dans le respect de notre souveraineté, de nos intérêts et de la dignité de notre peuple. »
« Personne ne viendra reconstruire ce pays à notre place. »
Composition
Les partis politiques ne sont pas membres de l'Alliance. Ils peuvent être consultés comme interlocuteurs. L'opposition est indispensable à la démocratie et doit être respectée — mais la société civile ne peut être transformée en appendice d'un quelconque camp politique.
À l'initiative

Président du Mouvement PACTE
Figure de l'activisme pro-démocratie congolais et du mouvement Filimbi. Engagé de longue date pour la participation citoyenne, les droits fondamentaux et la mobilisation de la jeunesse.

Lanceur d'alerte · Président du Collectif Restitution Afrique
À l'origine des « Lumumba Papers ». Reconnu dans les domaines de la gouvernance, de la transparence, de la lutte contre la corruption et de la protection des lanceurs d'alerte.

Coordination et mobilisation citoyenne
Général coordinateur du mouvement Les Congolais Debout de 2017 à 2020, cofondé avec feu Sindika Dokolo. A participé en 2017 à l'organisation du Manifeste du Citoyen Congolais — ESILI.
Nos priorités
Le Congo n'a pas besoin d'une conférence de plus. Il a besoin d'un accord profond sur les règles, les principes et les engagements qui doivent continuer à s'imposer quelle que soit la majorité au pouvoir.
Il ne peut y avoir de confusion entre opposition démocratique et rébellion armée. Contester un gouvernement est un droit ; prendre les armes contre son propre pays, davantage encore avec l'appui d'une puissance étrangère, ne peut devenir un mode normal de négociation politique. L'intégrité territoriale, la protection des populations, le désarmement des groupes armés, le retrait des forces étrangères et l'autorité de l'État doivent redevenir notre première ligne commune.
Sur ces principes, majorité, opposition et société civile devraient être capables de parler d'une même voix.
Créer dès à présent les conditions politiques, institutionnelles, électorales et sécuritaires d'un scrutin apaisé et transparent. Le débat sur d'éventuelles réformes ne doit être ni interdit ni instrumentalisé — mais aucune réforme majeure ne saurait être conçue pour préserver, prolonger ou favoriser l'avenir personnel d'un acteur politique.
Un moment de choix, de continuité ou d'alternance — jamais le point de départ d'une nouvelle crise nationale.
Mener une véritable bataille nationale contre le tribalisme, le régionalisme, les discours de haine, la stigmatisation et la manipulation identitaire. Cela engage l'État, les familles, les écoles, les universités, les médias, les artistes, les Églises, les mouvements citoyens et les organisations sociales.
Notre diversité n'est pas notre faiblesse. Notre incapacité à en faire une communauté nationale peut le devenir.
Protéger les ressources stratégiques, valoriser les actifs récupérés par l'État, sécuriser les investissements, exiger la transparence des grands contrats, développer la transformation locale et créer des emplois. Suivre les accords qui engagent l'avenir du pays.
Des partenaires, pas des tuteurs. Des investissements, pas la prédation. De la coopération, pas la confiscation de notre souveraineté.
Les victimes doivent être reconnues, les crimes documentés, les responsabilités établies, les réparations rendues effectives. Aucun compromis politique ne doit devenir une machine à effacer les crimes graves.
La mémoire n'est pas une invitation à la vengeance. Elle est une exigence de justice et une garantie contre la répétition.
Rejoignez l'Alliance en enregistrant votre structure ou votre candidature.
Charte citoyenne 2026
« La Patrie nous unit, sa responsabilité nous engage. »
La Charte emploie la dénomination « Alliance pour la Patrie » (article 1). Les communications officielles de la plateforme, son logo et ses comptes portent la forme « Alliance Citoyenne pour la Patrie ». Le texte ci-dessous est reproduit intégralement, sans modification.
Repères identitaires
La présente Charte définit l'identité, les valeurs, les principes, les objectifs, la gouvernance, les mécanismes de participation et les règles de fonctionnement de l'Alliance pour la Patrie.
Nature
4 valeurs
Principes
4 leviers
Nous, organisations de la société civile, mouvements citoyens, activistes, lanceurs d'alerte, intellectuels, chercheurs, experts, acteurs culturels, organisations de jeunesse et de femmes, associations de victimes, leaders communautaires, acteurs de la diaspora et personnalités indépendantes de la République démocratique du Congo ;
Conscients de la gravité de la situation que traverse notre pays, marquée notamment par la persistance de la guerre dans l'Est, l'agression rwandaise, l'occupation de portions du territoire national, les violences contre les populations civiles ainsi que les atteintes répétées à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de la République ;
Considérant que cette crise dépasse sa seule dimension militaire et sécuritaire et affecte profondément la vie politique, institutionnelle, humanitaire, économique et sociale de la Nation ;
Préoccupés par l'affaiblissement de l'autorité de l'État dans certaines parties du territoire, la persistance des conflits internes, les déplacements massifs de populations, la polarisation du débat public, les divisions des élites et l'instrumentalisation des populations, qui constituent des menaces croissantes pour la cohésion nationale ;
Constatant que les organisations de la société civile et les forces citoyennes congolaises demeurent dispersées entre de nombreuses structures et initiatives, limitant ainsi leur capacité à produire une parole collective forte, crédible et indépendante sur les grandes questions nationales, au service de l'intérêt général ;
Convaincus qu'une crise nationale de cette ampleur ne peut être abandonnée à la seule confrontation entre majorité et opposition, aux calculs des acteurs politiques ou à la compétition entre ambitions individuelles ;
Convaincus que la République a également besoin d'une participation citoyenne structurée, responsable, indépendante et capable de contribuer à la recherche de solutions nationales ;
Considérant que les mouvements citoyens, organisations de la société civile, intellectuels, chercheurs, experts, lanceurs d'alerte, acteurs culturels, leaders communautaires et personnalités indépendantes portent une responsabilité particulière dans la défense de la République, le contrôle de l'action publique, la consolidation de la cohésion nationale et la formulation d'alternatives crédibles ;
Convaincus qu'il est nécessaire de créer un espace permettant à ces forces de se rassembler sans renoncer à leurs identités propres et sans être placées sous l'influence d'une majorité, d'une opposition, d'un ancien régime, d'une puissance étrangère ou d'un intérêt particulier ;
Réaffirmant que la défense de la Patrie implique notamment :
Nous décidons de mettre en commun nos expériences, nos capacités, nos réflexions, nos voix et nos actions au sein d'une coalition citoyenne dénommée :
L'Alliance pour la Patrie naît comme un espace national de convergence des forces citoyennes, de réflexion, de proposition, de contrôle citoyen, de plaidoyer, de mobilisation patriotique et d'action pacifique autour des enjeux fondamentaux de la République.
Il est créé entre les organisations et personnalités adhérant à la présente Charte une coalition citoyenne dénommée : Alliance pour la Patrie, en sigle AP.
Le terme « ALLIANCE » désigne exclusivement une convergence citoyenne et civique, sans vocation électorale ni partisane.
Sa devise est : « La Patrie nous unit, sa responsabilité nous engage. »
L'Alliance pour la Patrie est une coalition :
Elle constitue un cadre de convergence des forces vives autour des grands enjeux de la Nation.
L'Alliance est une coalition citoyenne et civique intervenant dans le débat public et contribuant, notamment par l'expertise citoyenne, la consultation et le plaidoyer, à l'élaboration et à l'amélioration des politiques publiques. Elle demeure indépendante des partis politiques et ne poursuit pas la conquête du pouvoir électif.
Elle poursuit la défense de l'intérêt général et l'organisation d'une participation citoyenne capable de contribuer aux solutions nationales et d'influencer positivement les politiques publiques.
L'Alliance pour la Patrie considère que la crise actuelle révèle des défis plus profonds et durables touchant notamment la souveraineté ; la sécurité nationale ; l'autorité de l'État ; la cohésion nationale ; la gouvernance publique ; la justice ; la participation citoyenne ; la responsabilité des élites.
La situation sécuritaire ayant présidé à la création de l'Alliance constitue donc un appel à l'action, mais la raison d'être de l'AP ne se limite pas à une conjoncture particulière.
L'Alliance entend contribuer durablement à l'émergence d'une société civile organisée, crédible, compétente et capable d'intervenir collectivement sur les questions fondamentales de la République.
L'Alliance pour la Patrie œuvre à l'avènement d'une République démocratique du Congo : souveraine ; unie ; sécurisée ; démocratique ; juste ; responsable ; bien gouvernée ; capable de protéger ses citoyens, son territoire, ses institutions et ses ressources.
Elle défend une République dans laquelle la participation citoyenne constitue un véritable pilier de la gouvernance publique et de la consolidation démocratique.
L'Alliance pour la Patrie a pour mission de rassembler et de mettre en synergie les forces vives de la société civile congolaise afin de contribuer, par la participation citoyenne, à la défense de la République, à la paix, à la cohésion nationale, à la bonne gouvernance et à la recherche de solutions aux grandes crises nationales.
L'Alliance fonde principalement son action sur quatre leviers :
Dans ce cadre, l'Alliance peut notamment : analyser ; consulter ; proposer ; documenter ; mobiliser ; interpeller ; alerter ; dialoguer ; plaider ; contrôler ; agir pacifiquement.
Les quatre valeurs cardinales
La Patrie, la République et l'intérêt général priment sur les intérêts personnels, partisans, communautaires ou économiques. Le patriotisme implique notamment la défense de la souveraineté, de l'intégrité territoriale et des intérêts fondamentaux de la Nation.
L'Alliance défend l'unité et la cohésion du peuple congolais. Elle rejette le tribalisme, les discriminations, les discours de haine et toute instrumentalisation des différences ethniques, linguistiques, provinciales, sociales, politiques ou religieuses.
L'Alliance défend l'État de droit, la dignité humaine, l'égalité devant la loi, les droits des victimes, la responsabilité et la lutte contre l'impunité. Elle considère qu'aucune paix durable ne peut être construite dans l'injustice.
L'Alliance promeut l'intégrité, la compétence, la transparence, la redevabilité, la responsabilité, l'efficacité de l'action publique et la participation citoyenne.
Principes d'action
L'Alliance pour la Patrie peut notamment rassembler les organisations de la société civile ; les mouvements citoyens ; les activistes ; les organisations de défense des droits humains ; les lanceurs d'alerte ; les associations de victimes ; les organisations de jeunes ; les organisations de femmes ; les organisations professionnelles ; les organisations communautaires ; les syndicats indépendants ; les centres de recherche ; les universitaires ; les chercheurs ; les intellectuels ; les experts ; les acteurs culturels ; les journalistes et communicateurs adhérant à titre individuel ; les leaders communautaires ; les personnalités indépendantes ; les organisations et personnalités de la diaspora.
Les partis politiques ne peuvent adhérer institutionnellement à l'Alliance pour la Patrie. L'Alliance peut néanmoins : dialoguer avec eux ; les consulter ; les inviter à certaines activités ; leur soumettre des propositions ; recevoir leurs contributions aux débats d'intérêt national.
Ces relations ne leur confèrent aucun droit de participation aux décisions internes de l'Alliance.
Toute personnalité exerçant parallèlement une responsabilité politique doit déclarer cette situation lors de son adhésion. Elle participe à l'Alliance à titre individuel et ne peut : y représenter son parti ; organiser une activité partisane au sein de l'Alliance ; utiliser l'Alliance pour promouvoir une candidature ; constituer ou animer un courant partisan à l'intérieur de l'Alliance.
L'adhésion suppose :
Les modalités d'adhésion sont précisées par le règlement intérieur. Pendant la phase constitutive, les initiateurs conduisent les premières consultations et proposent les organisations et personnalités appelées à rejoindre l'Alliance.
Tout membre a le droit :
Tout membre est tenu :
Sont notamment incompatibles avec l'appartenance à l'Alliance :
L'organisation de l'Alliance repose sur la simplicité ; la souplesse ; la collégialité ; la responsabilité ; la rapidité d'action ; la transparence ; la complémentarité.
L'Alliance évite la multiplication des organes, des titres et des structures administratives. Elle privilégie les responsabilités fonctionnelles, la capacité d'action et la redevabilité.
Les deux structures principales sont l'Assemblée des membres et la Coordination des actions. Les groupes de travail et les relais territoriaux constituent des mécanismes d'appui et de déploiement.
Chapitre I — De l'Assemblée des membres
L'Assemblée des membres constitue l'espace supérieur de représentation, d'orientation, de concertation et de décision collective de l'Alliance.
1. Organisations membres. Chaque organisation membre désigne un représentant titulaire et, si elle le souhaite, un suppléant. Chaque organisation dispose d'une voix, indépendamment de sa taille.
2. Personnalités membres. Les adhérents individuels constituent le Collège des personnalités membres. Ils participent aux consultations, réflexions, activités, campagnes et groupes de travail. Leur représentation avec voix délibérative à l'Assemblée est exercée par des délégués désignés parmi eux.
3. Initiateurs. Pendant la phase constitutive, les initiateurs siègent de droit à l'Assemblée avec voix délibérative. Leur qualité historique d'initiateurs demeure reconnue après cette phase, sans créer un organe supérieur à l'Assemblée.
4. Équilibre institutionnel. L'Alliance veille à une représentation équilibrée des organisations, des personnalités, des femmes et des hommes, des différentes générations, des provinces, de la diaspora et des différentes composantes de la société civile.
L'Assemblée est notamment compétente pour :
L'Assemblée se réunit chaque fois que la situation nationale ou les nécessités internes l'exigent. Elle peut être convoquée par la Coordination des actions, par le Coordonnateur des actions, ou à la demande d'au moins un tiers des membres disposant d'une voix délibérative.
Les réunions peuvent être physiques, virtuelles ou hybrides.
À l'ouverture de chaque réunion, l'Assemblée désigne un Modérateur de séance. Il dirige les débats ; distribue la parole ; veille au respect de l'ordre du jour ; facilite le consensus ; soumet les propositions à décision ; proclame les décisions.
Sa fonction prend fin à la clôture de la réunion. Le Rapporteur assure le secrétariat de séance.
L'Alliance privilégie le consensus. À défaut de consensus, les décisions ordinaires sont adoptées à la majorité simple des voix valablement exprimées.
Chapitre II — De la Coordination des actions
La Coordination des actions constitue la structure opérationnelle permanente de l'Alliance. Elle assure la préparation des actions ; leur organisation ; leur exécution ; leur suivi ; la coordination quotidienne ; la continuité du fonctionnement entre les réunions de l'Assemblée.
Elle est redevable devant l'Assemblée et ne peut modifier seule les orientations fondamentales de l'Alliance.
La Coordination des actions comprend sept membres :
Elle fonctionne de manière collégiale. Chaque responsable peut être secondé par un adjoint.
Le Coordonnateur des actions assure la coordination générale des activités : animer la Coordination ; convoquer et conduire ses réunions ; assurer le suivi des décisions de l'Assemblée ; veiller à la cohérence générale de l'action ; coordonner les responsables ; coordonner les groupes de travail ; assurer la liaison entre les composantes ; suivre le calendrier des actions ; présenter périodiquement l'état d'exécution des décisions.
Il contribue à la conception stratégique, politique et programmatique de l'action de l'Alliance. Il s'occupe :
Il peut s'appuyer sur des experts et groupes de travail temporaires.
Il est notamment chargé de la mobilisation des membres ; de l'élargissement de la coalition ; des relations avec les mouvements citoyens et organisations de terrain ; des campagnes citoyennes ; du déploiement territorial ; du suivi des relais provinciaux et locaux ; de la participation des jeunes, des femmes et des communautés locales.
Il assure notamment les relations avec les autres composantes de la société civile ; les relations avec les confessions religieuses ; les relations institutionnelles ; les relations avec la diaspora ; les relations avec les organisations régionales et internationales ; la diplomatie citoyenne ; le développement de partenariats compatibles avec l'indépendance de l'Alliance.
Le Rapporteur assure le suivi administratif minimal et la mémoire institutionnelle : préparer les réunions ; établir les projets d'ordre du jour ; rédiger les procès-verbaux ; centraliser les contributions ; conserver les archives ; tenir les documents officiels ; suivre les décisions ; assurer la circulation interne de l'information ; tenir à jour la liste des membres.
Le Secrétariat technique demeure une structure légère.
Il est notamment chargé :
Le Porte-parole constitue la voix officielle de l'Alliance : porter les positions publiques ; présenter les déclarations et communiqués ; assurer les relations avec les médias ; coordonner la communication extérieure ; représenter l'Alliance lorsqu'il en reçoit mandat ; veiller à la cohérence des messages publics.
Des groupes de travail temporaires peuvent être constitués sur des questions spécifiques, notamment :
Chaque groupe reçoit une mission, un objectif, une composition, une durée et un résultat attendu. Il cesse d'exister lorsque sa mission est accomplie, sauf décision contraire.
L'Alliance peut disposer de relais, points focaux ou cellules dans les provinces, villes, territoires et au sein de la diaspora. Le déploiement demeure souple. Il ne suppose pas la reproduction automatique de toute la structure nationale dans chaque province.
Les relais assurent principalement la mobilisation ; la consultation citoyenne ; la remontée des informations ; la documentation des préoccupations locales ; l'exécution des actions décidées ; l'identification de nouveaux acteurs crédibles ; la contribution à la cohésion nationale.
La qualité d'initiateur est reconnue aux personnalités ayant conduit les premières réflexions, élaboré les documents préparatoires, défini l'orientation initiale et engagé les consultations ayant conduit à la création de l'Alliance.
Pendant la phase constitutive, les initiateurs siègent de droit à l'Assemblée ; conduisent les premières consultations ; identifient les premiers membres ; préparent l'Assemblée constitutive ; proposent la Coordination provisoire ; veillent à la préservation de la vision fondatrice ; protègent le caractère citoyen, indépendant et non partisan de l'Alliance.
Pendant la phase de constitution et de consolidation, les initiateurs proposent une Coordination provisoire de sept membres. Elle est soumise à la validation de la première Assemblée. Son mandat est de douze mois.
Elle est chargée notamment d'installer effectivement l'Alliance ; de conduire son élargissement ; de mettre en œuvre les premières actions ; d'organiser son déploiement ; de consolider son fonctionnement ; de développer son positionnement et sa visibilité ; de préparer la désignation régulière des responsables.
À l'issue de la phase provisoire, les membres de la Coordination sont désignés pour un mandat de deux ans, renouvelable une seule fois. Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs dans la même fonction.
Les responsables sont désignés par l'Assemblée. Le consensus est privilégié. À défaut, il est procédé au vote.
Les critères de compétence, crédibilité, intégrité, disponibilité, indépendance, représentativité et engagement citoyen doivent guider les désignations.
En cas de vacance, la Coordination peut désigner un intérimaire. Cette désignation est soumise à validation lors de la prochaine réunion de l'Assemblée. Le responsable définitivement désigné achève le mandat restant.
Tout responsable peut être relevé de ses fonctions notamment en cas de violation grave de la Charte ; mauvaise gestion grave ; instrumentalisation partisane ; conflit d'intérêts majeur ; absence prolongée injustifiée ; détournement du nom ou des ressources de l'Alliance ; comportement portant gravement atteinte à sa crédibilité ; perte manifeste de confiance.
L'Alliance considère que la conduite des affaires nationales ne relève pas exclusivement des institutions politiques et des acteurs partisans. La société civile doit pouvoir :
L'Alliance considère le dialogue comme un instrument de sortie de crise lorsqu'il :
L'Alliance considère la sécurité nationale comme une question de défense, mais également de gouvernance publique. Elle peut travailler notamment sur la protection des populations ; l'efficacité des institutions de défense et de sécurité ; la gouvernance du secteur de la sécurité ; le contrôle démocratique et citoyen ; la prévention des crises ; la lutte contre la corruption et les infiltrations ; la sécurisation du territoire et des frontières ; la responsabilité des institutions.
La mobilisation patriotique promue par l'Alliance est pacifique ; citoyenne ; républicaine ; inclusive ; non partisane ; respectueuse de la dignité humaine.
Elle vise à renforcer l'unité nationale ; la conscience citoyenne ; la solidarité ; le sens de l'intérêt général ; la responsabilité publique ; la défense de l'intégrité territoriale ; la participation de la jeunesse ; la résilience des communautés.
L'Alliance peut notamment recourir à des déclarations publiques ; des consultations citoyennes ; des conférences ; des forums ; des campagnes nationales ; des actions citoyennes pacifiques ; des pétitions ; des plaidoyers ; des notes stratégiques ; des propositions de réformes ; des rapports citoyens ; des missions de documentation ; des auditions citoyennes ; des rencontres institutionnelles ; des activités de diplomatie citoyenne ; des activités d'éducation civique et patriotique ; des campagnes numériques ; des mécanismes de veille et d'alerte.
Ces modes d'action s'inscrivent dans les quatre leviers définis par la présente Charte : expertise, plaidoyer, mobilisation et contrôle citoyen.
L'Alliance dialogue avec toutes les composantes républicaines de la Nation sans devenir l'instrument d'aucune. Elle préserve son indépendance vis-à-vis du pouvoir ; de l'opposition ; des anciens régimes ; des partis politiques ; des gouvernements étrangers ; des intérêts économiques particuliers.
Elle peut soutenir une bonne décision indépendamment de son auteur. Elle peut contester une mauvaise décision indépendamment du camp politique qui en est responsable.
Sa seule boussole est l'intérêt de la République.
L'Alliance ne présente pas de candidats ; ne soutient institutionnellement aucun candidat ; ne devient pas une plateforme électorale. Ses membres conservent leurs droits civiques et politiques.
Les ressources peuvent provenir des contributions des membres ; de contributions volontaires légalement acceptables ; d'activités autorisées ; de partenariats compatibles avec son indépendance ; de soutiens institutionnels conformes à la législation.
L'Alliance refuse :
Toute ressource reçue doit être enregistrée. Toute dépense doit être autorisée ; traçable ; documentée ; justifiable.
Une situation financière périodique est présentée à la Coordination et à l'Assemblée.
Les manquements peuvent donner lieu à un rappel à l'ordre ; un avertissement ; une suspension ; une exclusion. Toute sanction doit être proportionnée.
Aucune exclusion définitive ne peut être prononcée sans que le membre concerné ait été informé des faits reprochés et mis en mesure de présenter ses observations.
Les différends internes sont prioritairement réglés par la concertation ; la médiation ; la recherche du consensus.
L'Alliance veille à empêcher que les ambitions personnelles, rivalités de leadership, intérêts partisans ou conflits d'intérêts compromettent son unité.
Un règlement intérieur complète la présente Charte. Il précise notamment les procédures d'adhésion ; la représentation des adhésions individuelles ; le quorum ; les modalités de vote ; les procédures de désignation ; le fonctionnement de la Coordination ; les mécanismes disciplinaires ; le fonctionnement des relais territoriaux ; les règles de gestion et de transparence.
La Charte peut être modifiée à la majorité des deux tiers des membres disposant d'une voix délibérative. Toute proposition de modification doit être communiquée avant son examen.
L'Alliance pour la Patrie est constituée pour une durée indéterminée.
Sa mission dépasse les circonstances particulières ayant présidé à sa création et demeure attachée à la défense durable des intérêts fondamentaux de la République et de la participation citoyenne.
La dissolution ne peut être décidée que par l'Assemblée à la majorité des deux tiers.
La présente Charte entre en vigueur dès son adoption par l'Assemblée constitutive. Toute organisation ou personnalité rejoignant ultérieurement l'Alliance s'engage à la respecter intégralement.
L'Alliance pour la Patrie est née d'une conviction simple :
Lorsque la Patrie est menacée, la société civile ne peut demeurer spectatrice.
Notre engagement n'est dirigé ni contre une personne, ni contre un groupe, ni au profit d'un camp politique. Il répond à une exigence nationale : permettre aux forces citoyennes de travailler ensemble autour de ce qui doit demeurer supérieur à leurs différences : la République démocratique du Congo.
Nous voulons faire émerger un espace dans lequel organisations de la société civile, mouvements citoyens, activistes, lanceurs d'alerte, intellectuels, chercheurs, experts, jeunes, femmes, victimes, acteurs culturels, leaders communautaires, diaspora et personnalités indépendantes puissent unir leurs capacités.
Nous considérons que la défense de la Nation appelle une société civile capable de comprendre ; de proposer ; de mobiliser ; de contrôler ; d'interpeller ; de dialoguer ; et d'agir.
L'Alliance pour la Patrie entend ainsi constituer une voix citoyenne nationale, autonome, crédible et responsable, capable de dialoguer avec tous sans appartenir à aucun camp.
Elle ne juge pas une décision selon qu'elle vient du pouvoir ou de l'opposition. Elle la juge selon son impact sur la République. Elle ne défend ni une majorité, ni une opposition, ni un ancien régime.
Sa seule boussole est la République.
« La Patrie nous unit, sa responsabilité nous engage. »
Fait à Kinshasa, le 31 août 2026. La Charte est signée par les initiateurs, les organisations membres fondatrices et les personnalités membres fondatrices.
L'acceptation de la Charte, l'adhésion à ses valeurs et l'engagement à préserver l'indépendance de l'Alliance sont les conditions posées par l'article 10.
Adhérer
L'Alliance ne remplacera pas les organisations existantes. Elle ne leur demandera pas de renoncer à leur identité. Elle leur proposera de mettre en commun une partie de leur force lorsque l'intérêt national l'exige.
Mouvement citoyen, organisation de la société civile, association de victimes, organisation professionnelle, de jeunes ou de femmes, structure confessionnelle ou culturelle.
Informations demandées — dénomination · sigle · statut juridique · année de création · siège · domaines d'intervention · zones de couverture · représentant légal et fonction · téléphone · adresse électronique · réseaux sociaux · logo et acte constitutif.
Lanceur d'alerte, chercheur, universitaire, acteur culturel, professionnel, membre de la diaspora ou personnalité indépendante.
Informations demandées — nom et post-nom · qualité ou profession · organisation d'attache · province · téléphone · adresse électronique · réseaux sociaux · notice biographique · photographie.
Vous recevez un accusé de réception dès la validation du formulaire.
Le secrétariat examine la demande et revient vers vous si un élément manque.
Votre structure ou votre nom rejoint le registre des membres de l'Alliance.
Presse
L'Alliance Citoyenne pour la Patrie a été portée sur les fonts baptismaux le 31 août 2026 à l'Espace CEPAS, à Kinshasa. Vous trouverez ici ses communiqués officiels et la revue de presse de son lancement.
Le lancement de l'Alliance a été couvert par la presse congolaise en ligne du 30 août au 1er septembre 2026. Les articles ci-dessous s'ouvrent sur le site de leur média d'origine.
Demandes d'interview, accréditations pour les prochaines activités, dossier de presse et éléments visuels : le secrétariat de l'Alliance répond aux rédactions.
coalition.acp@gmail.com
Interviews et accréditations
WhatsApp+243 89 05 98 388
Secrétariat
31 août 2026
Espace CEPAS, Gombe — Kinshasa
Contact
Une question, une proposition de partenariat, une demande d'adhésion ou une sollicitation médias : le secrétariat de l'Alliance vous répond.
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Secrétariat général
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Du lundi au vendredi
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